Ce mois ci notre chef anonyme vous propose :

 


 

Tian de légumes d’hiver, et ses saucisses de Montbéliard.

« Vivement les courgettes, les tomates et les cerises ! … Mais en attendant?

Un tian ? … Un tian de légumes d’hiver ? …  Encore des légumes d’hiver ? … »

 

… mais pas que !

 

Les légumes ci-dessous cuisinés seront « différents », soigneusement découpés en lamelles d’épaisseur 1 cm, bien placées sur chant, en variant les couleurs pour que ce soit beau en soulevant le couvercle. Egalement, la consistance du légume ne sera … pas pareil que d’habitude.

 

Pour 4 personnes (mais vous pouvez extrapoler dans une cocotte plus grande), il y avait dans mon panier : 2 rutabagas, ½ céleri rave, 2 pommes de terre fermes, 2 carottes, 1 oignon, 2 gousses d’ail (en attendant la foire à l’ail et au basilic, préférez l’ail rose de Lautrec, plus charnu et mieux conservé en ce début d’année), du thym frais, 2 feuilles de laurier, et 1 bouteille (ou 2 ?)  d’un vin blanc déniché dans une cave de Lussault-sur-Loire, à l’adresse éponyme d’une gourmandise appelée Vallée Saint-Martin 2010.

 

Donc vous allez soigner la découpe des légumes, en tranches épaisses, avec un bord plat pour les poser sur chant dans votre cocotte « made in Picardie », en alternant les couleurs, et en tassant bien parce que la cocotte est calée verticalement pour faciliter la mise en œuvre (si votre maraîcher a des légumes de qualité, vous ne serez pas insensible à la teneur en sucre de la carotte et du rutabaga).

 

Vous broyez dans vos doigts le laurier et le thym, vous hachez grossièrement l’ail, vous versez de l’huile d’olive et seulement ½ verre ( ! ) de votre vin blanc.

 

Mes amis végétariens s’arrêteront là. Mais moi, à votre place, je disposerais bien sur cette préparation 4 saucisses de Montbéliard, piquées sur toutes les faces pour que la graisse coule sur les légumes…

 

Vous couvrez votre cocotte et vous l’oubliez pendant 1h30 à 2h00 dans votre four, en cuisson lente à 160°C maximum (thermostat 5), à confire.

 

Cuisiné quelque part chez moi en février 2014, par gourmandise.

 

« Sans vouloir parler à la place de notre vigneron préféré, je rappellerai pour mémoire que ce VSM 2010 est un « Sec-Tendre » avec très peu de sucres résiduels, ample en bouche et avec un beau larmoyant sur le verre ; exactement ce qu’il nous faut. »



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